TG

Apr 122018
 

Ce post s’applique, entre autres versions, à Autocad LT 2013.

Dans Autocad, il existe deux solutions pour créer des motifs de hachures personnalisés. La première, pour les hachures les plus simples, consiste à utiliser l’outil de personnalisation inclus dans la commande Hachure. La seconde, qui permet de créer — si l’on en a la patience et le courage — des motifs beaucoup plus élaborés, nécessite de créer une nouvelle définition de hachures dans le fichier acadltiso.pat (ou acadiso.pat si vous utilisez une version pleine). Cette deuxième solution est réservé à des utilisateurs (très) avancés.

Dans ce post, nous allons explorer la première solution, c’est-à-dire la création de motifs personnalisés à l’aide de la commande Hachure. L’outil de personnalisation de la commande Hachure permet de définir l’espacement de hachures ou de carroyages, mais comme souvent dans Autocad, son emploi n’est pas très intuitif. Voici donc la marche à suivre :

– Entrez dans la commande Hachure en cliquant sur le bouton Hachures (menu déroulant dans le groupe de fonctions Dessin de l’onglet Début) ou en entrant H + Entrée à la ligne de commande.


– Dans l’onglet contextuel Création de Hachures, cliquez sur la double flèche du groupe de fonctions Motif, utilisez la molette pour aller à la fin de la série de motifs puis cliquez sur le motif Utilisateur.


– Dans le groupe de fonctions Propriétés, réglez l’angle des hachures (0 pour des lignes horizontales, 90 pour des lignes verticales) et la distance souhaitée entre deux lignes de hachures. Pour obtenir un carroyage régulier, par exemple des carreaux de 30 x 30, cliquez sur Double.


– Vous pouvez maintenant insérer la hachure ainsi créée dans le dessin.

Il est possible de sauvegarder cette hachure personnalisée en créant un bloc et en plaçant celui-ci dans la palette d’outils. Le bloc pourra ensuite être inséré dans le dessin (avec l’option Décomposer) pour obtenir le motif de hachures souhaité. Pour plus d’informations concernant les palettes d’outils, cliquez ici et ici.

Pour créer un carroyage non régulier, par exemple, des carreaux de 30 x 60, on peut utiliser deux hachures superposées en leur donnant la même origine, mais l’insertion en tant que bloc à partir de la palette d’outils n’est plus possible.

Voilà, c’est tout. Happy Autocading !

TG

 Posted by at 12:54
Dec 222017
 

Dans Autocad, le rendu final des documents, c’est-à-dire leur apparence à l’impression, est géré par des Styles de Tracé. Ces Styles de Tracé sont de deux types : les fichiers .ctb, qui gèrent le tracé en fonction des 255 couleurs de l’index offertes par Autocad (à chaque couleur de l’index peuvent être associées des caractéristiques telles que couleur d’impression, épaisseur de ligne à l’impression et type de ligne à l’impression), et les fichiers .stb, qui gèrent le tracé en fonction des calques nommés dans le dessin.

Autocad place les fichiers .ctb et .stb dans le dossier Plot Styles. À l’intérieur d’Autocad, on accède à ce dossier en cliquant sur le bouton Gestionnaire de Traçage dans le groupe de fonctions Traceur de l’onglet Sortie (on y accède également par l’onglet Tracer et Publier de la fenêtre Options).

Lors de l’impression, les fichiers .ctb sont accessibles dans les fenêtres Tracer propres à chaque présentation, par le biais d’un menu déroulant qui permet de sélectionner le ctb souhaité. Le bouton placé à droite de ce menu permet d’accéder à la fenêtre Éditeur de la Table des Styles de Tracé pour modifier (déconseillé) ou explorer en détail le ctb, c’est-à-dire les caractéristiques appliquées à chaque couleur de l’index. Si aucun ctb n’est sélectionné (valeur Aucune dans le menu déroulant), le tracé reflète fidèlement les couleurs du dessin en Espace Objet.

Dans les agences d’architecture, il est d’usage d’utiliser un ctb spécifique pour chaque type de projet et pour chaque échelle. En théorie, la documentation de ces ctb fait partie de la charte graphique mise au point et diffusée par chaque agence. En pratique, le plus souvent, chacun doit se débrouiller tout seul pour retrouver ses petits.

Lorsque l’on intervient sur un fichier associé à un ctb, il est indispensable de connaître les propriétés finales de chaque couleur de l’index, en particulier si l’on est amené à créer de nouveaux calques. Malheureusement, il n’existe aucun moyen d’imprimer ces propriétés à partir de la fenêtre Éditeur de la Table des Styles de Tracé et il est bien sûr trop long d’aller explorer le ctb à chaque fois que l’on a un doute.

J’ai donc cherché un moyen pour lister et imprimer les propriétés des ctb et j’ai trouvé la solution sur le site anglophone www.noliturbare.com (http://www NULL.noliturbare NULL.com/plot-print/print-ctbs-and-more), qui propose un petit programme en accès libre (lien Download) permettant de réaliser ces opérations. Ce programme se présente sous la forme d’un fichier appelé plotstyleviewer.exe qu’il faut lancer à chaque utilisation. Il s’ouvre sous la forme d’un tableau à l’intérieur duquel il faut ouvrir le ctb que l’on souhaite explorer. 

Le chemin d’accès du dossier Plot Styles étant long comme le bras (C:\Users\<user>\AppData\Roaming\Autodesk\AutoCAD 20xx\RXX.X\<lang>\Plotters\Plot Styles dans Windows 7), je vous conseille, au préalable, de placer une copie du ctb à explorer dans un dossier facile d’accès (genre Documents). De cette façon, vous n’aurez pas à cliquer douze fois pour faire la manip. Ceci fait, il suffit de cliquer sur Open dans le tableau puis de cliquer sur le ctb ciblé dans la fenêtre Select AutoCAD Color Plotstyle Table pour afficher ses propriétés.

Le bouton Print permet d’imprimer le tableau complet (5 pages A4) sur papier ou en PDF (hélas, sans les couleurs). Il est en suite très rapide de scanner le tableau et de repérer les couleurs possédant des propriétés particulières.

Recommandation : a priori, ce programme provient d’une source sûre, mais avant de l’exécuter, prenez quand même toutes les précautions d’usage (passage à l’antivirus) pour vous assurer qu’il est sans danger.

Voilà c’est tout. Happy Autocading !

TG

 Posted by at 16:42
Nov 032017
 

Il est très facile de modifier la position d’un attribut au sein d’un bloc : il suffit de sélectionner le bloc et de déplacer l’attribut concerné au moyen de sa poignée. Sauf que, quelquefois, la poignée de l’attribut ne s’affiche pas. L’attribut est verrouillé et il est impossible de le déplacer.

Le problème provient du fait que lors de la création d’attributs (à l’aide de la commande ATTDEF ou du bouton Définir les Attributs dans l’onglet Insertion) le verrouillage de la position des attributs est activé par défaut. Si l’on souhaite pouvoir déplacer les attributs que l’on crée, il faut donc désactiver cette option.

Pour libérer les attributs verrouillés dans un bloc déjà créé, il faut procéder de la façon suivante :

Sélectionnez le bloc contenant les attributs à déplacer, faites un clic droit pour ouvrir le menu contextuel et cliquez sur Éditeur de Blocs pour entrer dans l’Éditeur de Blocs (pour moi, c’est plus rapide que d’utiliser la commande EDITREF ou le bouton Éditeur de Blocs de l’onglet Insertion). Assurez-vous que la Fenêtre de Propriétés est ouverte (CTL+1) et entièrement visible.

Dans l’Éditeur de Blocs, sélectionnez le ou les attributs à déverrouiller. Dans le menu Divers de la Fenêtre de Propriétés, allez à Vérrouiller la Position, cliquez sur Oui pour faire apparaître la flèche et remplacez par Non. Dans l’onglet contextuel Éditeur de Blocs, cliquez sur Enregistrer le Bloc pour enregistrer les modifications, puis sur Fermer l’Éditeur de Blocs pour revenir dans le dessin.

Pour que la modification des attributs devienne effective (pour l’instant, les poignées ne s’affichent toujours pas), il faut effectuer une synchronisation, soit en utilisant la commande ATTSYNC, soit en cliquant sur Synchroniser dans le groupe Définition de Bloc de l’onglet Insertion. À l’invite, appuyez sur la barre d’espace (ou sur la touche Entrée), sélectionnez le bloc modifié et appuyez de nouveau sur la barre d’espace pour acter la synchronisation. Les attributs sont maintenant déverrouillés et peuvent être déplacés sans problème.

Voilà c’est tout. Happy Autocading !

TG

 Posted by at 16:13
Oct 122017
 

Si vous travaillez depuis un certain temps sur Autocad, il vous est sans doute arrivé de recevoir un fichier au comportement étrange sur lequel faire quelques modifs revient un peu à s’avancer en terrain miné.

Le plus souvent, le problème provient du réglage de quelques variables, différent de celui que vous utilisez habituellement. Un certain nombre des très nombreuses variables présentes dans Autocad sont dépendantes du fichier : elles peuvent donc varier d’un fichier à un autre et il suffit d’en modifier deux ou trois pour faire douter l’utilisateur même le plus chevronné (essayez, par exemple, de hachurer des surfaces avec la variable FILLMODE réglée sur 0).

Une façon de résoudre ce problème consiste à comparer les variables du fichier incriminé avec celles d’un fichier gabarit sur lequel on a l’habitude de travailler. Pour cela, il est nécessaire d’imprimer la liste des variables des deux fichiers.

Pour les utilisateurs d’Autocad LT (dont je fais partie), qui ne disposent pas de l’outil System Variable Editor, voici un moyen relativement simple d’effectuer cette opération :

– Ouvrez le fichier à traiter. Entrez la commande MODIFVAR à la ligne de commande et appuyez sur la barre d’espace (équivalent touche Entrée). À la première invite, entrez un point d’interrogation et appuyez sur la barre d’espace. À la seconde invite, appuyez sur la barre d’espace pour afficher la liste complète des variables dans la Fenêtre de Texte. La Fenêtre de Texte n’affiche que 25 lignes à la fois et le nombre total de lignes par défaut est limité, ce qui oblige à procéder en deux étapes. Ce n’est pas trop gênant.

– Au bas de la Fenêtre de Texte qui apparaît à l’écran figure l’invite Appuyer sur Entrée pour Continuer. Appuyez 5 fois sur la touche Entrée (ou sur la barre d’espace) pour faire défiler environ 120 variables dans la Fenêtre de Texte.

– Dans la Fenêtre de Texte, ouvrez le menu Édition et cliquez sur Copier l’Historique. Ouvrez un fichier .txt (par exemple le Bloc-Notes Windows) et collez (CTL+V) les éléments. Au bas de la liste ainsi copiée, allez trois fois à la ligne pour bien séparer la prochaine partie à coller.

– – Répétez l’opération autant de fois que nécessaire (5 ou 6 fois en principe) pour coller l’ensemble des variables sur le fichier texte, puis supprimez les doublons. Enregistrez le fichier.

La liste des variables est maintenant complète et prête à l’impression. Il vous reste à répéter la procédure avec le fichier référence, puis à comparer les deux listes à la recherche de valeurs discordantes.

Voilà, c’est tout. Happy Autocading !

TG

 Posted by at 16:24
Oct 062017
 

Les utilisateurs réguliers d’Autocad tendent à développer des habitudes de travail en accord avec leurs tâches les plus fréquentes et leur domaine d’activité.

Dans ce cadre, certaines commandes et variables — parmi les très nombreuses proposées par Autocad — prennent une place centrale dans la pratique quotidienne. Voici donc 10 commandes et variables qui me semblent particulièrement utiles.

Commençons par un peu de nettoyage :

PURGER (PU) et sa cousine -PURGER (-PU)
Je l’avoue, je suis maniaque, mais quand on utilise Autocad, c’est plutôt une qualité. C’est toujours un peu énervant de recevoir un fichier contenant une multitude de calques aux noms étranges et sans rapport avec le projet. La commande PURGER est très pratique pour éliminer ces calques et tous les autres éléments inutiles d’un fichier (en prenant la précaution de sauvegarder l’original). Sa cousine -PURGER présente toutes les options de la précédente à la ligne de commande plutôt que dans une fenêtre spécifique et elle offre deux options supplémentaires très utiles pour éliminer les objets non sélectionnables (par exemple les textes vides) disséminés dans la stratosphère de l’espace Objet (ce sont souvent ces objets qui font disparaître le dessin lors d’un Zoom Étendu).

SUPCALQUE ou LAYDEL
C’est la deuxième lame de l’entreprise de nettoyage. Comme son nom l’indique, SUPCALQUE permet de supprimer les calques récalcitrants. À la différence de PURGER, elle n’hésite pas à supprimer également tous les objets figurant sur le calque sélectionné ou nommé : il faut donc l’utiliser AVEC PRÉCAUTION ! La plupart du temps, on l’utilise pour éliminer des calques vides mais impossibles à purger à cause d’obscures liaisons avec des blocs ou d’autres éléments du dessin. Dans un tel cas, Autocad avertit souvent qu’un bloc va être redéfini et demande confirmation de l’opération. La bonne démarche consiste à accepter l’opération, à ouvrir la Fenêtre de Texte (F2) pour vérifier quel bloc a été redéféfini, puis à examiner les conséquences. Si le bloc a perdu la moitié de ses éléments, il reste l’option de faire machine arrière avec la commande ANNULER (U). Toujours dans le domaine du nettoyage, ont peut citer également OVERKILL, qui permet de supprimer les objets superposés présents sur un calque, et QSELECT, que l’on peut utiliser pour affiner la sélection d’objets indésirables.

Organisons maintenant le dessin :

UCSFOLLOW
UCSFOLLOW est une variable qui permet de faire pivoter l’espace de travail (plutôt que l’icône du SCU) lorsque l’on souhaite mofidier l’orientation du Système de Coordonnées Utilisateur, ce qui permet de toujours travailler dans une orientation orthogonale à l’écran. Dans l’espace Papier, elle permet également d’orienter le dessin de la façon souhaitée au sein d’une présentation. Pour en savoir plus sur cette précieuse variable, consultez la page qui lui est dédiée. Et si vous souhaitez écrire une macro pour éviter de taper à chaque fois la variable au clavier, consultez celle-ci.

BASE
Cette commande est très pratique lorsque l’on travaille avec des X-refs. Elle permet de modifier le point d’origine (et donc le point d’insertion) d’un dessin attaché en X-ref sur le fichier sur lequel on travaille. Cela évite de se retrouver avec un point d’insertion situé à 3 km de la zone de dessin. Pour en savoir plus sur cette commande, consultez cette page.

CHSPACE
CHSPACE est une commande exclusive de l’espace Papier. Elle permet de déplacer un objet depuis une présentation de l’espace Papier vers l’espace Objet en faisant automatiquement la conversion d’échelle. Elle sert de façon évidente pour le renvoi de titres placés en espace Papier vers l’espace Objet sans prise de tête. Je l’utilise surtout pour copier le cadre de la fenêtre de présentation en espace Objet lorsque j’ai besoin d’effectuer une mise en page précise de plusieurs éléments.

Passons au dessin proprement dit :

6  ISOCALQUE
Sans le couple de commandes ISOCALQUE et ASSOCIERCALQUE, point de salut sur Autocad. ISOCALQUE permet d’isoler un ou plusieurs calques pour des tâches spécifiques, et la commande associée permet de retrouver l’état de calques initial. Évidemment, je ne m’amuse pas à taper ISOCALQUE et ASSOCIERCALQUE au clavier : j’utilise les icônes correspondant dans une barre d’outils Calques que je place en permanence à proximité de la zone de dessin.

COPIER AVEC POINT DE BASE
Il s’agit d’une option de la commande COPIER (CP). Elle permet notamment de faire des copies très précises de parties de dessin d’un fichier à un autre à partir d’un point de référence défini au début d’un projet. J’ai pris l’habitude d’y accéder par le menu contextuel en faisant un clic droit sur le ou les objets sélectionnés (dans les anciennes versions d’Autocad, l’option était directement accessible dans le menu contextuel ; maintenant, il faut passer par Presse-Papier), mais on obtient le même résultat en tapant CP à la ligne de commande avant ou après la sélection des objets ou en utilisant les poignées et la barre d’espace. Si vous avez fait un peu de piano, vous pouvez aussi sélectionner l’objet et utiliser le raccourci CTL/MAJ + C.

AJUSTER/PROLONGER (AJ)
Avec cette commande double, il est possible de faire pas mal de dégâts. Depuis le mode AJUSTER, on passe au mode PROLONGER sans sortir de la commande en pressant la touche MAJ. On peut ensuite revenir au mode AJUSTER en relâchant la touche MAJ, et ainsi de suite jusqu’à épuisement des forces en présence. En pressant deux fois la barre d’espace après l’entrée de la commande, vous étendez le domaine de destruction à tout le dessin (plutôt qu’aux seuls objets sélectionnés). Très pratique.

ALIGN
Comme son nom ne l’indique pas, la commande ALIGN permet de pivoter et mettre à l’échelle un objet en fonction d’un autre objet servant de référence. Idéale pour mettre en place de façon précise un fond de plan JPG ou PDF à l’échelle incertaine. Pour en savoir plus sur cette commande, consultez cette page.

10  CORRESPROP (ou MATCHPROP)
Cette commande permet d’attribuer toutes les propriétés d’un objet (calque, couleur propre, épaisseur propre, style de ligne propre, etc.) à un autre objet en une seule manipulation. Elle fait gagner beaucoup de temps, sauf si on s’amuse à la taper au clavier. L’icône de l’outil se situe dans le groupe de fonctions Presse-Papier de l’onglet Début. Pour ma part, j’ai intégré l’icône à une barre d’outils perso que je garde à proximité de la zone de dessin.

J’ai laissé de côté d’autres commandes et variables très utiles, mais il fallait faire un choix. Si vous avez une commande ou une variable favorite ne figurant pas dans cette liste, merci de laisser un commentaire pour la signaler.

Voilà, c’est tout. Happy Autocading !

TG

 Posted by at 15:48