TG

Oct 232020
 

Lorsque l’on avance un peu dans la pratique d’Autocad et que l’on fait notamment l’expérience d’un travail en agence, on se familiarise avec la notion de charte graphique. Une charte graphique prédéfinit un ensemble de paramètres (calques, styles de texte, styles de cote, etc.) qui doivent être appliqués et respectés par tous les utilisateurs travaillant au sein d’une même entité de façon à ce que la production graphique demeure homogène. Chaque agence possède (en principe) sa propre charte graphique. L’intérêt est évident : si chaque utilisateur nomme les calques d’un fichier selon son inspiration et définit lui-même les styles de texte et de cote qu’il souhaite utiliser, l’ensemble de l’activité dessin devient ingérable au bout d’un mois.

Les styles de tracé sont des éléments essentiels d’une charte graphique, puisqu’ils gèrent l’impression des documents et leur aspect fini. On distingue les styles de tracé par calques (fichiers .stb) et les styles de tracé par couleurs (fichiers .ctb), ces derniers proposés par défaut par le logiciel et très majoritairement utilisés (souvent sans le savoir) par les utilisateurs d’Autocad. Voici donc quelques éléments d’information sur ces fameux ctb.

Les styles de tracé .ctb disponibles pour l’impression d’une présentation apparaissent dans la liste déroulante Table des Styles de Tracé placée en haut à droite de la fenêtre Tracer associée à chaque présentation (si la liste déroulante n’apparaît pas, cliquer sur la flèche en bas à droite pour étendre la fenêtre Tracer). Autocad propose plusieurs styles de tracé par défaut, dont le style monochrome.ctb, que je sélectionne ici. (Lorsque l’option Aucune est sélectionnée, il n’y a pas de table de styles : les couleurs de l’index sont imprimées en l’état par une imprimante couleur et en nuances de gris par une imprimante noir et blanc.)

En cliquant sur le bouton à droite de la liste déroulante, j’ouvre la fenêtre Éditeur de la Table des Styles de Tracé pour le style de tracé monochrome.ctb. Dans l’onglet Vue de la Feuille, le plus facile à utiliser (l’onglet Vue de la Table, fait exactement la même chose, mais avec un défilement horizontal), la liste des 255 couleurs de l’index apparaît dans la partie gauche. La partie droite est vouée au paramétrage de chacune des couleurs : lorsque je clique sur la Couleur 1, l’ensemble des paramètres d’impression de la couleur 1 est rassemblé dans la partie droite, et chacun de ces paramètres est modifiable. Dans une pratique courante d’Autocad, seuls trois paramètres sont utiles : Couleur, Type de Ligne et Épaisseur de Ligne.

Le style de tracé monochrome.ctb est très simple : il se contente d’affecter la couleur noire aux 255 couleurs de l’index. Pour ce qui est du type de ligne et de l’épaisseur de ligne, il indique Utiliser le Type de Ligne de l’Objet et Utiliser l’Épaisseur de Ligne de l’Objet, ce qui veut dire que le type de ligne et l’épaisseur de ligne peuvent être librement choisis par l’utilisateur à partir de la fenêtre Gestionnaire des Propriétés des Calques ou pour chaque objet en particulier. Les ctb définis dans le cadre d’une charte graphique d’agence (en général, on utilise au moins un ctb pour chaque échelle d’impression) prennent soin de définir le type de ligne (continu ou autre) et l’épaisseur de ligne pour toutes les couleurs de l’index : de cette façon, les éventuelles modifications de type ou d’épaisseur de ligne effectuées dans le Gestionnaire des Propriétés des Calques sont ignorées à l’impression, car les paramètres définis du ctb sont prioritaires.

Lorsqu’un fichier Autocad est transmis au moyen de l’outil eTransmit, le dossier de l’envoi inclut toujours le ou les fichiers .ctb spécifiques associé(s) aux présentations. Pour exploiter ces ctb, il faut d’abord les intégrer dans le dossier Plot Styles (accessible en cliquant sur Gestionnaire des Calques dans le groupe de fonctions Traceur de l’onglet Sortie) puis sélectionner le fichier .ctb adéquat dans la Table des Styles de Tracé de chaque présentation.

Pour résumer :

– Le Gestionnaire des Calques affecte des propriétés aux calques du dessin.

 Aspect du dessin en espace objet (épaisseur de lignes activée)

– La Table des Styles de Tracé par couleurs (le ctb) affecte des propriétés d’impression aux 255 couleurs de l’index (et par extension aux calques et objets associés à ces couleurs).
– Les propriétés définies dans un ctb priment toujours sur les propriétés définies dans le Gestionnaire des Calques.

      Aspect du dessin à l’impression après modification des       propriétés de la couleur 3 dans le fichier monochrome.ctb.

– Les propriétés du ctb affectent également les objets : si l’on change la couleur d’index d’un objet sur un calque, l’objet prendra les propriétés d’impression définies pour cette nouvelle couleur dans le ctb. C’est pour cette raison qu’il faut éviter de modifier les propriétés d’un objet sur un calque.
– Pour affecter ponctuellement et rapidement une couleur d’impression à un objet lorsque l’on utilise le ctb monochrome (et pour éviter de créer un calque spécifique pour cet objet et d’attribuer une couleur spécifique à ce calque dans le ctb) on utilise des couleurs vraies (onglet Couleurs Vraies dans la fenêtre Sélectionner une Couleur).

À lire également, pour visualiser l’impression conformément au style de tracé dans une fenêtre de présentation : visualiser un style de tracé dans une présentation.

Voilà, c’est tout pour ce bref exposé sur les ctb. J’espère n’avoir rien oublié.

Happy autocading !

TG

 Posted by at 18:22
Oct 152020
 

La version 2009 d’Autocad a marqué l’introduction par Autodesk de l’espace de travail Dessin et Annotation, c’est-à-dire du ruban. En ouvrant, cette nouvelle version, on constatait avec stupeur que la barre de menus et les barres d’outils avaient disparu. Heureusement pour les vieux grincheux, dont je faisais partie, un simple passage par la liste des espaces de travail permettait de revenir à Autocad Classique. Ouf !

Plus tard, en 2015, l’espace de travail Autocad Classique a disparu de la liste des espaces de travail disponibles. L’heure était grave, et il était temps de s’intéresser au ruban, ce que j’ai fait.

Aujourd’hui, plus personne ne conteste l’utilité du ruban, notamment pour les onglets contextuels, mais il reste compliqué, pour les anciens utilisateurs, de se passer de certaines barres d’outils. Dans le ruban, la liste déroulante des calques (dont on se sert en permanence) est intégrée au groupe de fonction Calques de l’onglet Début. Pour qu’elle demeure accessible en toutes circonstances, il est nécessaire de dissocier le groupe de fonction Calques du ruban (sinon, elle disparaît dès qu’on change d’onglet) et de placer ce groupe de fonction quelque part dans la zone de travail. Pas vraiment pratique, et en tout cas beaucoup moins pratique que la barre d’outils Calques, que l’on peut ancrer en bas de la zone de travail pour un accès permanent et rapide.

         Accès aux calques à partir de la barre d’outils Calques.

Idem pour la barre d’outils Fenêtres, qui permet de créer des fenêtres de présentation et de les mettre à l’échelle souhaitée, et qui reste, à mon avis, beaucoup plus pratique que le nouveau système introduit par Autodesk dans les versions récentes.

                      Barre d’outils Fenêtres

Bien sûr, tout cela tient à de vieilles habitudes de travail qu’il est difficile d’abandonner, particulièrement lorsque le gain de temps et de productivité apparaît peu évident. L’idéal consiste à conserver le meilleur des deux mondes et à se servir à la fois du ruban et des barres d’outils les plus utiles (ce que je fais).

Voici donc la procédure la plus simple pour retrouver rapidement l’accès aux barres d’outils :

– Entrer MENUBAR à la ligne de commande et taper 1 pour faire apparaître la Barre de Menus.
– Cliquer sur l’onglet Outils de la Barre de Menus puis placer le curseur sur Barres d’Outils puis sur Autocad LT (ou Autocad) pour faire apparaître la liste des barres d’outils.


– Cliquer sur la barre d’outils que l’on souhaite ouvrir.
– Un clic droit sur l’un des outils de la barre d’outils déjà ouverte permet d’afficher de nouveau la liste.

Voilà, c’est tout.

Happy autocading !

 Posted by at 17:21
Oct 152020
 

La palette Propriétés est très pratique pour modifier une cote unique de façon ponctuelle et en fonction de besoins particuliers, mais elle n’est pas du tout adaptée à la modification d’un style de cote. Pour modifier un style de cote (et l’ensemble des cotes dessinées avec ce style de cote), il faut passer par l’option Modifier du Gestionnaire des Styles de Cote.

Lorsqu’on sélectionne une cote dans un fichier Autocad, la palette Propriétés offre 85 (!) options de modification réparties en plusieurs onglets. La plupart reprennent les paramètres du Gestionnaire des Styles de Cote et ne servent pas à grand-chose dans le contexte d’une modification ponctuelle d’une cote unique (en particulier toutes les options de couleur, qui ne proposent que les couleurs de l’index), mais certaines sont très utiles. Voici un petit aperçu des choix possibles.

                                               Cote à modifier.

Options de couleur
Changer la couleur de la cote
Il est parfois nécessaire, pour les besoins d’un dessin, de distinguer une cote par rapport aux autres. Pour cela, l’option la plus simple consiste à attribuer à cette cote une couleur spécifique et bien visible (par exemple rouge). Il n’est pas nécessaire de passer par la palette Propriétés pour modifier la couleur d’une cote : il suffit de sélectionner la cote et de choisir une couleur dans la liste déroulante Couleurs du groupe de fonctions Propriétés (onglet Début). Pour que la cote apparaisse rouge dans une impression en monochrome, il faut choisir une couleur vraie (par ex. 255,20,20) et non une des 255 couleurs de l’index (qui sont toutes régies par le ctb Monochrome et imprimées en noir).

               

Changer la couleur et le style du texte (valeur de la cote)

Une fois la cote sélectionnée, il ne sert à rien de passer par l’option Couleur du Texte (onglet Texte) de la palette Propriétés, car elle ne propose que les couleurs de l’index, qui seront toutes imprimées en noir si l’on travaille en monochrome (ctb Monochrome). Il faut donc trouver une autre solution. La plus simple et la plus rapide consiste à créer un nouveau style de cote (que j’appelle CA100ROUGE) dans le Gestionnaire de Styles de Cote en partant du style de cote utilisé (COTEARCHI100). Dans la liste déroulante Couleur de l’onglet Texte, je sélectionne une nuance de rouge en couleur vraie (par ex. 255,20,20), puis je clique sur OK et sur Fermer pour enregistrer le nouveau style de cote. Il suffit ensuite de sélectionner la cote à modifier et de sélectionner le style CA100ROUGE dans la liste déroulante Style de Cote de la palette Propriétés (onglet Divers). À l’impression, la valeur de la cote apparaît bien en rouge. Si vous souhaitez que la valeur apparaisse également en caractères gras (comme ici), il faudra créer un nouveau style de texte en sélectionnant l’option Gras dans la liste déroulante Style de Police puis sélectionner ce nouveau style de texte lors de la création du style de cote CA100ROUGE.


Changer la couleur des lignes ou des flèches

Il faut procéder de la même façon que pour le texte : créer un style de cote spécifique à partir du Gestionnaire des Styles de Cote en choisissant des couleurs vraies pour les éléments à modifier.

Options de texte
Ajouter du texte avant et/ou après la valeur de la cote
Il suffit de sélectionner la cote et d’entrer les textes à ajouter dans les cases Préfixe de Cote et Suffixe de Cote de la palette Propriétés (onglet Unités Principales). Ici, j’ai entré env. suivi d’un espace dans la case Préfixe de Cote et cm précédé d’un espace dans la case Suffixe de Cote.


Modifier la valeur de la cote

Voilà une option très utile, surtout quand on est pressé. Il arrive parfois qu’une petite erreur se glisse dans le dessin et que la cote affiche 603 cm au lieu des 600 cm souhaités. Bien sûr, le mieux est alors de corriger le dessin, mais lorsque le temps manque, on est tenté de sélectionner la cote et d’entrer la valeur de remplacement dans la case Remplacement du Texte de la palette Propriétés (onglet Texte). Ici, j’ai entré une valeur de 605, alors que la cote réelle est 600.


Modifier la précision de la cote

Une fois la cote sélectionnée, il est possible de modifier la précision en utilisant la liste déroulante Précision de la palette Propriétés (onglet Unités Principales).

Placer du texte sous la ligne de cote
Oui, c’est possible ! Là encore, on passe par la case Remplacement du Texte. Ici, j’ai entré <>\XEMPRISE. <> représente la valeur de la cote (qui reste au-dessus de la ligne de cote) et le binôme \X indique à Autocad que le texte qui suit doit être placé sous la ligne de cote. Cool !


Placer du texte au-dessus et en dessous de la ligne de cote

Oui, ça aussi c’est possible, et toujours avec la case Remplacement de Texte. Ici j’ai entré JOJO EST UNE\XANDOUILLE. La partie qui précède le binôme \X est placée au-dessus de la ligne de cote ; la partie qui suit le binôme \X est placée sous la ligne de cote. De plus en plus cool !


Voilà pour ces quelques exemples de modifications ponctuels de cote. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part.

Happy autocading !

 Posted by at 10:43
Oct 132020
 

En première ouverture, Autocad ne fournit qu’un seul style de texte (Standard) et deux styles de cote (ISO-25 et Standard). Ces styles basiques permettent effectivement de créer des textes et des cotes dans le dessin, mais ils sont totalement insuffisants dans le cadre d’une pratique régulière et professionnelle sur le logiciel. Il est donc nécessaire de créer des styles de texte et des styles de cote en fonction des besoins et des échelles le plus souvent utilisées pour publier les dessins.

Créer un style de texte ne pose pas de problème — pour éviter un cumul trop important de styles de texte, il est préférable de valider une hauteur de texte à 0 (le texte s’affichera à la hauteur par défaut) et de modifier la hauteur au moyen de la palette Propriétés (Ctl+1) selon les besoins —, mais la création d’un style de cote est un peu plus compliquée parce qu’elle fait intervenir de nombreux paramètres, dont certains un peu nébuleux. Voici donc un petit aperçu du processus.

Pour accéder à la fenêtre Gestionnaire des Styles de Cote, on peut entrer COTSTYLE à la ligne de commande, mais le plus simple consiste à cliquer sur la petite flèche en biais en bas à droite du groupe de fonctions Cotes dans l’onglet Annoter.

Dans la fenêtre Gestionnaire de Styles de Cote, cliquer sur Nouveau. On peut partir de l’un ou l’autre des deux styles de cote existants et je choisis d’intituler mon nouveau style de cote COTEARCHI100 (parce que c’est une cote que je destine aux dessins d’architecture imprimés au 1/100e). Je n’ai jamais utilisé les objets annotatifs (pour moi, c’est une complication inutile), donc je ne coche pas la case Annotatif, et je laisse Toutes les cotes, puisque je vais utiliser ce style pour tous les types de cotes (pivotées, alignées, etc.). Je clique sur Continuer pour afficher la fenêtre du nouveau style de cote.

Il y a sept onglets dans la fenêtre, mais seuls cinq sont réellement nécessaires pour créer le style de cote : Lignes, Symboles et Flèches, Texte, Unités Principales et Ajuster. De façon très pratique, la représentation de la cote dans la partie en haut à droite de la fenêtre reflète en temps réel les options choisies (ce qui permet de retrouver un peu ses petits). Pour une raison que j’ignore, la fenêtre s’ouvre dans l’onglet Unités Principales, mais je préfère commencer par l’onglet Texte.

Apparence du texte
Je clique sur le menu déroulant Style et je sélectionne le style de texte TEXTEARCHI100 que j’ai préalablement créé pour l’occasion. Je laisse le réglage de la couleur à Du Bloc (contrairement au réglage Du Calque, le réglage Du Bloc permet de modifier la couleur du texte une fois la cote insérée sur le calque de destination) et je choisis une hauteur de 30 pour le texte de mon style de cote (si la hauteur de texte a été définie dans le Style de Texte (autre que 0), il sera impossible de la modifier dans le Style de Cote). Je n’ai pas besoin d’encadrer le texte de mes cotes donc je laisse la case non cochée.

Position du texte
Dans le menu déroulant Vertical, je sélectionne Au-dessus pour faire apparaître la cote au-dessus de la ligne de cote et je laisse Centré dans le menu déroulant Horizontal pour que le texte apparaisse au centre de la ligne de cote. Je laisse Gauche à Droite pour la direction du texte. Le Décalage de la Ligne de Cote (encore une indication mal formulée) est en fait la distance entre le texte et la ligne de cote : en me basant sur la visualisation en haut à droite, je choisis une valeur de 8.

Alignement du texte
Je choisis Aligné… pour que la valeur de la cote (le texte) soit alignée sur la ligne de cote.

 

C’est terminé pour l’onglet Texte et je peux passer à l’onglet Symbole et Flèches.

Pointes de flèches
Il s’agit ici de choisir le symbole qui va relier les lignes d’attache à la ligne de cote. Je choisis l’option Point Vide et Autocad applique le même symbole aux deux lignes d’attache.

Taille de la flèche (ou du symbole)
Je choisis une taille de 15 pour ces deux symboles (toutes ces valeurs sont facilement modifiables à l’usage en passant par le bouton Modifier du Gestionnaire des Styles de Cote).

Le reste ne m’est d’aucune utilité pour l’instant et je peux passer à l’onglet Lignes.

Lignes de cote
Par défaut, sur Autocad, la cote est placée au milieu de la ligne qui matérialise la distance mesurée (la ligne de cote) et c’est pour cette raison que le logiciel parle de lignes de cote au pluriel. Lorsque le texte est placé au-dessus de la ligne de cote, la ligne de cote apparaît continue et unique.

Couleur, épaisseur et type de ligne
Dans l’organisation d’un fichier, on réserve toujours un calque spécifique aux cotes, avec une épaisseur de trait faible (par ex. 0,15) et souvent une couleur grisée. De cette façon les cotes sont bien distinguées du dessin lui-même et parfaitement lisibles. Donc, sauf si l’on souhaite avoir une ligne d’attache rose et l’autre verte, on laisse toutes les options de couleur, d’épaisseur et de type de ligne au réglage Du Bloc (si l’on choisit le réglage Du Calque, il sera impossible de modifier la couleur, l’épaisseur ou le type de ligne à l’intérieur d’une cote une fois celle-ci placée sur le calque de destination).

Espacement des lignes de base
Encore un exemple d’indication peu compréhensible, parce que mal formulée ou mal traduite. Cette valeur concerne l’espacement entre les cotes dans le cas d’une cotation à partir d’une ligne de base (toutes les cotes sont prises à partir d’une même ligne de base). Ce type de cotation peut être utilisé pour la cotation d’une coupe ou d’une façade.

Supprimer les lignes de cote
En 25 années de pratique sur Autocad, je n’ai jamais eu besoin de supprimer un côté ou l’autre de la ligne de cote, donc j’ignore ces options.

Lignes d’Attache
Il s’agit des deux lignes qui relient les deux extrémités de la distance mesurée à la ligne de cote. Encore une fois, je laisse le réglage Du Bloc pour toutes les options de couleur, d’épaisseur et de type de ligne, et je ne m’occupe pas de l’option Supprimer.

Étendre au-delà des lignes de cote (lire « de la ligne de cote »)
Cette option est une concession aux dessinateurs d’antan, qui aimaient bien que leurs cotes soient agréables à regarder. Elle permet de faire légèrement dépasser les lignes d’attache de la ligne de cote. Comme j’ai beaucoup de respect à l’égard des dessinateurs d’antan (moi aussi, j’ai connu la galère des Rotring et des lames de rasoir), je choisis une valeur de dépassement de 15.

Décalage de l’origine
Encore un truc pas très clair. Cette option donne la possibilité de laisser un vide entre les extrémités de la distance mesurée et le démarrage des lignes d’attache afin de mieux séparer les cotes et le dessin et de faciliter la lecture. Je choisis une valeur de 30.

On peut également définir une longueur de ligne d’attache fixe (prise à partir de la ligne de cote).

On peut passer maintenant à l’onglet Unités Principales

Cotes linéaires
Le Format des Unités est Décimale. Je vais coter mes plans au 1/100e en centimètres et je n’ai pas besoin d’afficher les millimètres, donc je choisis une précision sans décimale (0).

Séparateur décimal
Je peux choisir le point ou la virgule, mais, en l’occurrence, je n’en ai pas besoin (puisque je n’ai pas de décimales).

Je ne touche pas à l’échelle et le reste ne m’intéresse pas pour l’instant.

Cotes angulaires
Je laisse Degrés Décimaux avec une précision de 0.

Il nous reste à explorer l’onglet Ajuster pour terminer le processus.

L’onglet Ajuster propose des options d’ajustement lorsque le texte de la cote ne peut être inséré entre les deux extrémités de la ligne de cote (par exemple, lors de la cotation d’une cloison). Je laisse l’option Ajustement Optimal et pour la position du texte je coche l’option Au-dessus de la ligne de cote avec une ligne de repère (cette option permet d’ajuster manuellement la position du texte dans le dessin).

Je laisse de côté les onglets Unités Alternatives et Tolérances (que je n’ai jamais utilisés) et je clique sur OK pour finaliser la création du style de cote COTEARCHI100 puis sur Fermer pour fermer le Gestionnaire des Styles de Cote.

Il ne reste plus qu’à tester le style de cote en sélectionnant COTEARCHI100 dans la liste déroulante des styles de cote du groupe de fonction Cotes (onglet Annoter) et en cliquant sur l’outil Cote Linéaire.

Toutes les options du Gestionnaire de Styles de Cote peuvent être modifiées à partir de la palette Propriétés lorsqu’une cote est sélectionnée dans le dessin, mais cette pratique ne se justifie que ponctuellement et dans certaines situations : la palette Propriétés n’est pas un outil adapté pour créer un nouveau style de cote.

Pour savoir quelles modifications utiles peuvent être apportées à une cote à partir de la palette Propriétés, reportez-vous au post Autocad : modifier une cote avec la palette Propriétés.

Voilà, c’est tout.

Happy autocading !

 Posted by at 15:18
Oct 052020
 

Dans la pratique habituelle d’Autocad, il n’est pas recommandé de copier un objet depuis un fichier vers un autre. Le problème est que l’objet ne se promène généralement pas tout seul et qu’il tend à embarquer diverses entités (calques, types de ligne, etc.) qui encombrent et polluent le nouveau dessin. On évite le plus souvent le plus gros des problèmes en faisant passer l’importation par le calque 0, mais pas toujours !

Dernièrement, j’ai travaillé sur un fichier qui contenait 250+ types de ligne au lieu de la dizaine habituelle. Bien souvent, ces types de ligne parasites proviennent d’un fichier géomètre et sont transmis de fichier en fichier à force de copies, Xrefs et importations. Je suis maniaque et j’aime que les fichiers sur lesquels je travaille soient parfaitement propres et bien organisés. J’ai donc entrepris de supprimer ces types de ligne parasites, mais cela n’a pas été sans peine…

Par acquit de conscience, j’ai d’abord ouvert le gestionnaire de types de ligne (cliquer sur AUTRE en bas de la liste des types de ligne) et j’ai tenté une suppression en sélectionnant une dizaine de types de ligne et en cliquant sur SUPPRIMER. Comme je m’y attendais, Autocad a refusé d’obtempérer (message : les types de ligne sélectionnés ne peuvent être supprimés).


J’ai ensuite essayé la commande clavier -PURGER (alias -PU, version sous stéroïdes de la commande PURGER) avec l’option TOUT, mais toujours rien. En faisant apparaître les infos de la ligne de commande (F2) pour la commande -PURGER, je constate qu’il y a 0 type de ligne sans référence (et donc 0 type de ligne à purger).

Donc, il me reste mes 250+ types de ligne sur les bras et je suis un peu énervé. Comme à chaque fois que j’ai eu un problème avec Autocad depuis mes premières utilisations en 1997 (cela doit se compter en milliers de fois), je suis allé fouiller sur le Web anglophone pour trouver la solution. Cela m’a pris un peu de temps, mais j’ai fini par trouver la combine sur l’un des innombrables forums consacrés au logiciel (en l’occurrence : www.cadtutor.net/forum).

La manip est aussi simple qu’efficace et elle prend deux minutes :

– En premier lieu, et pour éviter tout problème (parce qu’avec Autocad, on peut s’attendre à tout), prendre soin de faire une copie du fichier original.
– Enregistrer le fichier au format DXF puis fermer le fichier. À l’invite, cliquez sur NON pour confirmer que vous souhaitez que le fichier reste au format DXF.


– Rouvrir le fichier DXF.
– Lancer la commande clavier PURGER (PU) et cliquez sur TOUT PURGER. En cliquant sur F2 pour étendre les informations de la ligne de commande, je constate que tous les types de ligne ont été supprimés (ainsi qu’une longue liste de blocs aux noms mystérieux).


– Réenregistrer le fichier au format DWG.

Voilà, c’est terminé !

Happy autocading !

 Posted by at 16:41